La force dans l’incertitude

 

Pour l’enfant qui découvre le monde, la force se trouve justement dans ce rapport à l’incertitude.

Celle-ci est là.
Partout.
On se prépare à y faire face.
On ne cherche pas à l’enlever, mais à y répondre.
Il y a de l’incertitude quand on enlève les petites roues du vélo pour apprendre, et il y en a aussi lorsque le grimpeur part « à vu » (sans connaître préalablement les mouvements de la voie), ou encore quand le rugbyman rentre sur le terrain.

La seule certitude peut exister dans les capacités qui ont été développées, et répétés.
L’avenir, il faut le permettre.
Ce qui en sera, ce sera ce que vous vous êtes déjà permis de vivre.
Pas ce que vous anticipez, espérez et contemplez simplement ce que vous êtes.
L’avenir, c’est ce que vous êtes.
La seule façon peut être de bien connaitre l’avenir et pourrait résider dans le fait de bien vous connaitre vous-même.

Suffisamment pour arriver à enlever les petites roues tout en sachant que vous pouvez rouler, tomber et continuer d’exister malgré tout.

Et vous, quelle est le rapport à la surprise, à l’acceptation de « ne pas savoir » ?
Peut-être que vous pourrez remarquer qu’il est rare pour certaines personnes de dire «je ne sais pas».

On veut savoir.
On veut voir les bandes annonces avant d’aller au cinéma.
On veut faire de l’hypnose ou de l’ostéopathie, ou d’autres soins, en sachant par avancent que ça va marcher…
On veut connaitre la fin avant d’être passé par le début.

Peut-être est-il temps de ré-apprendre à prendre le temps d’apprendre.
Ne serait-il pas beau de réinvestir la répétition dans l’apprentissage par plaisir.
Ainsi, nous pourrions nous inspirer du sportif, de l’enfant et surtout de l’enfant sportif (parfois planqué en l’adulte, juste de l’autre côté des peurs du grand, adossé aux rêves d’enfant).

Auteur Inconnu



Laisser un commentaire

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.

Retour haut de page
%d blogueurs aiment cette page :