S’il te plaît

 

S’il te plaît, ne t’attends pas à ce que je sois ton sauveur en t’arrachant des eaux tumultueuses dans lesquelles tu t’es retrouvé.

Car si je me charge de cette tâche, alors la vitesse à laquelle cette vague arrivera nous mènera sûrement à la mer.

S’il te plaît, ne me demande pas d’être le pansement qui recouvre ta plaie, te protégeant de toute exposition.
Car si j’essaie de cacher ta blessure, ta capacité à en voir la cause sera également masquée.

S’il te plaît, ne désire pas que je sois ta voix.
Car je préférerais rester silencieuse pour te permettre de trouver la tienne.

S’il te plaît ne me voie pas comme ton médium, ayant en quelque sorte la capacité de savoir ce dont tu as besoin.
Car je préférerais t’offrir l’espace pour partager librement les vrais désirs de ton cœur.

S’il te plaît, ne cherche pas à être le centre de mon univers.
En effet, j’ai une puissance supérieure qui remplit parfaitement ce rôle.

S’il te plaît, ne désire pas que je remplisse ton cœur d’amour.
Car jusqu’à ce que tu scelles la fuite causée par le manque d’amour de soi, alors tout amour qui y sera déversé sera inévitablement filtré.

Merci de ne pas me désigner en tant qu’anesthésiste ou pire – ton chirurgien, dans l’espoir que je vais engourdir ta douleur ou l’extraire complètement.
Car si je joue ces rôles, le soulagement sera temporaire et le tissu cicatriciel laissé nous empêchera de ressentir quoi que ce soit.

Que peux-tu me demander t’interroges-tu ?

Demande-moi de me tenir à tes côtés et de te fournir un refuge confortable pour les tempêtes auxquelles tu feras sans doute face.
Demande-moi de te tenir la main pendant que tu arraches le pansement à enlever.
Demande-moi d’être ton héroïne en te rappelant le courage que tu as pour faire face à tes peurs les plus sombres.
Demande-moi d’écouter avec toute mon attention, car on ne partage de manière vulnérable que depuis l’espace du cœur.
Demande-moi d’être le silence en entendant ta voix résonner à travers les canyons.
Demande-moi d’être ton miroir et de te montrer l’âme aimante qui y habite.
Demande-moi d’être le ciel sans nuage, ce qui te permettra de voir clairement l’univers qui t’attend. Demande-moi ces choses et je te promets de faire de mon mieux pour t’ honorer.

Alors que tu apprends à dépendre de toi et que j’apprends à dépendre de moi, nous créons une nouvelle danse dans laquelle le respect et l’amour peuvent s’épanouir de manière égale… “

Texte original en anglais de Kathleen Murphy, traduit en français par la page Déesse



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